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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 10:30
    Retour en arrière , retour sur les années cinquante , quand le chant du muezzin nous réveillait les jours de "perm-en-ville".
    Pour nous labas loin de notre village natal, la permission de sortir de la caserne ou du camp n'aboutissait qu'au restaurant sous les arcades de la rue principale ou dans un "boui-boui" de la rue des bordels .
    Nous étions en France , département Français , mais les cloches de la messe du dimanche , étaient concurrencées par le chant de cet énergumène
qui appelait ses fidèles a la prière . Combien d'entre nous ont rêvé de lui fiche la frousse en faisant éclaté la pierre au dessus de lui par une balle bien placée . On ne voulait pas le tuer mais simplement qu'il la ferme !
    Et bien oui , je l'avoue maintenant , cette occasion je l'ai eu et j'ai réussi mon forfait . Un balcon en ville , bien caché par des plantes et une espèce de canisse , avec une arme de compétition , prêtée par une amie , j'ai eu ce grand singe blanc dans ma ligne de mire .
    J'ai levé légèrement le canon de l'arme , bloqué ma respiration et appuyé sur la queue de détente , ce que les communs des mortels appellent une gâchette .
    Puis je l'ai vu faire des moulinets avec ses bras et j'ai eu peur de l'avoir touché . Mon amie qui n'avait pas quitté des yeux le minaret avec des jumelles s'exclama " Chapeau , trente centimètres au dessus de sa tête " . Elle remit en place la carabine de son père et m'entraîna dans sa chambre en pensant que nous avions mieux a faire que de tirer sur les minarets .
    Les jours suivants , aucune plainte concernant mon forfait et pour moi simplement une inquiétude . Aurais-je été puni , en principe  très sévèrement , mais nous étions dans une période troublée ou tout devenait possible .
   Je sais qu'on doit avoir le respect de la religion , même si on ne croit pas , mais avouez que vous auriez peut-être fait la même chose . Car ce tir n'était en fait qu'une plaisanterie de militaire sans penser un seul instant offenser son dieu a ce chanteur religieux .
    Cela pouvait se terminer mal ...plus pour lui que pour moi !

    Et puis cela lui a sans doute fait un souvenir.


Philippeville , 1955 , photo Jean bellamy


    C'était après le 20 Août 1955 , le jour ou les fells ont égorgé sauvagement les femmes et les enfants européens ...... quel respect pouvions nous avoir pour de lâches assassins . Peut-être qu'il les excitait du haut de son minaret . Mais cela je ne le saurais jamais car si je le savais , je regretterais d'avoir modifié ma ligne de tir ce jour là !
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 09:26
 
   Algérie, Septembre 1956 ........
    En ce mois de Septembre 1956 , j'en ai assez d'être loin de mon village et ce soir je n'ai pas envie de rejoindre Manuela . Pourtant nous sommes bien ensemble , son corps souple et chaud , sa gentillesse amoureuse me calme de mes crises de quasi-désespoir . Elle sait surtout employer des mots d'espoir et de réconfort , me disant que je vais revoir bientôt mon village . Cela fait maintenant presque vingt huit mois que depuis Marseille , le Sidi Okba nous a déposé a Bône .
    Depuis hier je sais qu'elle ne me suivra pas en France métropolitaine . Elle est scotcher a cette terre algérienne qui est la sienne . Je la comprend mais je suis très malheureux . J'aime cette femme ,si douce ,si prévenante .
    J'ai déjà perdu Djamila , ma princesse aux seins nus et maintenant je sais que repartirai seul vers mon pays . Nos officiers ont beau nous dire que nous sommes dans un département français , nos copains pieds noirs ont beau être comme des frères avec nous , l'Algérie c'est une terre de conquête c'est pas notre terre gauloise .<état d'esprit des appelés a cette époque>
    Avec Pablo , un copain légionnaire , nous sommes montés très haut au dessus de la ville . Imprudents, certainement , plusieurs militaires ont été égorgés . On les a retrouvés le matin ,gorges tranchées , on appelle ça - le sourire kabyle - certains ont même été émasculés . Nos patrons ont recommandé une grande prudence mais on nous refuse toujours de porter une arme en tenue de sortie . Pablo entrouvre son blouson pour me faire admirer un poignard court mais suffisant pour frapper un homme a mort . Je ne suis pas en reste avec ma dague mais contrairement a son poignard j'ai eu du mal a l'installer sous mon blouson .   
    J'ai trouvé une solution qui me permet d'un coup de pouce de faire sauter la pression qui la maintien manche en bas et de l'extraire en une fraction de seconde .Elle me tombe littéralement dans la main . Pablo est soufflé de voir la rapidité avec la quelle je me retrouve , dague en main , face a un éventuel égorgeur .
    C'est le capitaine Shérif qui m'a instruit et fait répéter mainte et mainte fois ce geste de défense . Nous redescendons tranquillement mais tout de même , avec satisfaction , nous retrouvons les lumières la ville .
    La rue est presque vide et Pablo me souffle - on nous suit - et je le vois ouvrir son blouson , j'en fait autant . Bien qu'ils marchent sans bruit , nous  sentons une présence sur nos talons . Par prudence , blouson ouvert nous avons la main sur nos armes . Un éclair sur une surface de peinture brillante dans la rue nous apprend l'attaque . Tout s'est passé en une fraction de seconde , le mien pousse un hurlement , ma dague l'a touché au creux de l'épaule , son couteau a chuté dans le caniveau et il se tort sur le trottoir .
    Pablo a frappé dans le vide mais par contre par une feinte classique de close-combat , l'agresseur a fait un vol plané et sa tête a touché le trottoir , il est sonné . Nous filons a toute allure vers l'avenue principal et les hurlements du fell attire la patrouille . C'est pas le moment de nous faire remarquer .
    Inutile de vous dire que nous ne nous sommes vantés a personne de cette aventure qui aurait pu nous attirer pas mal d'ennuis avec nos chefs .
Pablo étant reparti en opérations dans le djebel j'ai appris par un journal local que deux arabes se sont "entre-tués" ( les journaux exagèrent toujours et surtout apparemment on ne nous recherchera pas ) avant d'être ramassés par une patrouille de la légion . Je n'ai jamais su pourquoi mon agresseur hurlait ainsi . Quel dommage avait pu faire ma dague dans son épaule ?
    Même en base arrière , la vie d'un militaire Français en Algérie a cette époque n'était pas un long fleuve tranquille .
 
   Un souvenir parmi d'autres ........
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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 11:00
    A son réveil , il aperçoit Micaela qui s'active pour le petit déjeuner des deux paras . Ramené de son séjour a Paris chez une cousine , elle a moulé son petit cul dans un short indécent dans cette partie de l'Algérie . Ses seins sont nichés , sans soutien-gorge , dans un corsage dont elle a nouer les deux cotés sous sa poitrine . Un foulard noué sur le coté de sa tête fait retomber ses cheveux en cascade sur son dos . Elle se déplace sans bruit , pieds nus sur la mosaïque de la tonnelle .
 
Au-sol-copie---copie.jpg   Un petit parachute , bijoux acheté en ville , se balance entre ses seins . Avec une D.Z pareille - ( droping zone , endroit pour faire sauter les parachutistes ) - oui ,avec une D.Z pareille le petit parachute a bien de la veine .
    Ludo , tente une manoeuvre osée , lui le grand timide . Arrivant derrière elle , il lui enserre la taille et dépose un baiser fiévreux sur sa nuque . Micaela toute frémissante , comme traversée par un courant électrique , sent comme une bouffée de chaleur monté de son ventre nu . Elle se retourne et se plaque contre Ludo .
 
   Elle s'offre littéralement au désir charnel du beau Ludo . Mais elle s'écarte brutalement en voyant son cousin les rejoindre .
    Martinez en riant  - sacré Ludo , t'as pas perdu de temps . Mais fait attention , ici , si tu la veux , c'est le mariage ! Tu sais , on appelle cela , le coup du canapé ! - En fait Martinez était heureux que son copain Ludo soit amoureux de sa cousine , il entrevoyait déjà un  beau mariage a la ferme .
    Trois mois après on fêtait les fiançailles et on fermait les yeux sur les moments d'intimité des tourtereaux dans la petite chambre de Micaela .
Puis il a enfin une permission de 15 jours en métropole . Tous les copains , les parents et même les ouvriers de la ferme se sont cotisés pour que Micaela l'accompagne labas au pays des terrils .
 
undefined   Chez Ludo , aujourd'hui c'est la fête , Micaela a été accueilli comme savent  le faire les gens du nord , elle rit au éclats aux plaisanteries de la famille sur la timidité proverbiale de Ludo avec les filles . Ils ne font pas chambre a part ce qui ne choque personne . Le père de Ludo est fier de  se promener avec sa future  belle-fille , cette magnifique fille du soleil .
    Mais il faut retourner en Algérie , Ludo reprend son SCR300 pour les opérations nombreuses des "Léopards" attendant avec impatience sa démobilisation pour se marier . Mais le gouvernement maintient les appelés parachutistes plus longtemps sous les drapeaux au prétexte qu'ils sont des troupes d'élite . Il faut repousser la date du mariage et repartir dans le Djebel , toujours et encore .......
    Aujourd'hui c'est Micaela qui va venir  le voir en ville , le régiment y étant consigné . Il l'attend sur la petite place de la route de Constantine et bientôt il voit apparaître la vieille guimbarde de la ferme  . Soudain une lueur violente , de la fumée , de cris ...... il se précipite , Micaela est morte , tuée sur le coup par la grenade assassine ...... il se redresse et un cri sort de sa gorge , de ses entrailles , un cri sauvage , un cri de bête qui se répercute , dans toute la ville ..... tétanisant le muezzin sur son minaret ..... le cri d'un "Léopard " ......
   
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    Deux mois plus tard un simple entrefilet dans un journal local nous apprend que le Caporal-chef Ludovic R.......a été tué en protégeant de son corps son lieutenant blessé dans un corps a corps avec le fells .
    Martinez a écrit a ses parents  " Apres la  mort de Micaéla , nous avions l'impression qu'il n'avait plus envie de vivre ...... "
    Il n'y a pas eu de beau mariage a la ferme .
   
                                C'était aussi ça notre Algérie.

    Nous , les anciens , le 19 Mars nous ne fêtons rien , nous nous     souvenons seulement de nos morts à la seule date que nous fournit  l'Histoire. Respectez nous !undefined
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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 14:17

undefined    Une chaleur qu'un gars du nord a qualifié de torride s'est abattu sur le camp . Sous les tôles des baraquements le petits paras sont en train de fondre . Ludovic faisait 72 kilos en arrivant , il n'en fait plus que 65 .
    Du haut de ses un mètre quatre vingt il toise le serpatte ( sergent ) qui voudrait le faire sortir sous le soleil pour aller lui chercher de la bière au mess . Sous son regard de tueur le jeune sergent tout juste arrivé de l'école de Cherchell fait marche arrière . La voix de notre lieutenant qui vient de rentrer sous le baraquement lui tonne aux oreilles - on ne fait pas sortir un homme sous le cagnard , si vous voulez boire un bière déplacez vous .......il ajoute - repos- pour les gars qui s'étaient dressés au garde-a-vous !
    Nous l'aimons notre Lieutenant , ancien d'Indochine , un des rares a s'être échappé , au travers des lignes viets lors de la rédition de Dien Bien Phu . Il a choisit Ludo pour être son radio dans les opérations qui vont commencer . Ludo est un garçon costaud , capable de faire des kilomètres avec un SCR300 sur le dos . Cette saloperie de poste pèse lourd et martyrise les épaules et les reins dans les djebels , mal pavés du Constantinois . Ailleurs aussi .....!
    Les "Léopards" - comme nous appellent les arabes - sont maintenant au repose après plusieurs mois de crapahuts incessants . Ces hommes ont changé  , les visages se sont creusés , les regards sont devenus durs . Mais bizarrement notre Ludo n'a plus maigris , ses épaules semblent plus carrées , c'est maintenant un véritable athlète.
    Le béret bleu des paras-metro - comme nous appellent les autres    - encadre son beau visage de fils du nord . Labas il est déjà descendu dans la mine avant de partir en Algérie . A part les terrils il n'avait jamais vu la montagne . Il la découvre ici , mais comme il dit - je m'en serais bien passé !
    Un copain pied-noir l'emmene dans sa famille , dans une petite ferme a quelques lieues de la ville . Avec une permission de quarante huit heures dans la poche ils sont heureux et chantent a tue-tête . La famille les accueille avec la kémia et l'anisette . Contrairement a ce qu'on croit en France , ils ne sont pas bien riches ces petits fermiers pied-noirs . Ludo s'aperçoit que travailleurs arabes de la ferme sont traités comme les autres et qu'on n'y fait pas " suer le burnous " . Il en parle avec son copain et la rébellion lui semble incompréhensible .
    Sous la tonnelle , au repas du soir il admire ces jolies filles , filles et nièces du fermier , qui virevoltent entre les tables . Son regard s'affole sur ces poitrines
undefined qui tendent les blouses légères , laissant deviner la pointe des seins . Il est pas en bois notre Ludo . A part les filles du bordel , il y a longtemps qu'il n'a pas serré une jolie fille entre ses bras .
    Cette nuit là , il rêve de la petite Micaella , qui n'a pas cessé de le regarder et en le servant l'a ensorcelé avec le parfum de son corsage entre -ouvert  . Il avait attendu avant de se lever de table hier soir que son excitation , bien visible , cesse .

    A suivre ......demain peu-être !

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 15:44
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Au D.I.M de Marseille , avant de reprendre le bateau pour l'Algérie , l'unique permission en France en 32 mois d'armée , c'était pas drôle la classe 54/2 .
Qiuelle horreur ce Dépot des Isolés Militaires , saleté , promiscuité , l'ordinaire immangeable , plus les odeurs .....tout pour être heureux ....... Croyez moi c'était pas un 4 Etoiles  !

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 19:34

 
undefined   La chaleur est presque insoutenable dans cette passe dont Bréguet a hâte de sortir . Il regarde derrière lui ses hommes qui marchent dans un silence étonnant pour tout autre que lui . Pas une pierre qui roule , a peine un crissement des pataugas sur certaines roches .
    Bréguet , quel prénom ! Son père, fanatique d'aviation mais cloîtré dans sa charge de notaire provincial, l'avait déclaré ainsi au grand dam de son épouse qui voulait l'affubler de "Sainte-Marie" comme prénom . Il l'avait échappé belle car Lieutenant Breguet de Dorme cela a tout de même une   autre gueule !
    Il se retourne une dernière fois pour vérifier la présence de ses douze bonhommes , quatre envoyés en avant ayant déjà atteint le plateau . Il a conscience que son groupe est vulnérable , à dix sept et sans arme lourde . mais la vitesse de déplacement et son professionnalisme sont une arme qui a déjà fait ses preuves .
    Si vous n'aviez pas ce soutien inimaginable du Ministre lui a dit le colonel je ne vous aurait jamais laisser commettre une telle folie ! Vous savez pourquoi on appelle cette montagne , le djebel des fous - oui mon colonel , c'est la raison pour laquelle je ne prend que des volontaires comme mon commando en Indochine .
    Dix de ses bonhommes , il les a sortis de prison ou les avait envoyé leur refus d'obéissance , les autres étaient des fells ayants désertés l'ALN . De ce groupe disparate il devait faire une arme foudroyante . Pendant plus trois mois chaque jours , ils ont marchés longuement sous le soleil , descendus des ravins , fait l'ascension de pics vertigineux , a la limite extrême de leur force , au bout de leur soif .
    Tous les gestes d'attaque ou de défense devenaient mécaniques , immédiats , fulgurants .Les gestes qui tuent qu'on appelait encore le "close-combat" n'avaient plus de secret pour eux , ils en avaient même inventé d'autres . Ils étaient devenus minces avec un regard farouche . Des fauves en liberté . La dague dans leurs mains était plus dangereuse qu'une arme de poing , peut-être même plus qu'une arme automatique .
    Breguet ne le savait pas mais il venait de créer ce qu'on appellera plus tard , un commando de chasse .
    Hier , une dernière fois avec ses gus , ils avaient étudiés les  photos aériennes ramenés par le Piper . On devinait les emplacements de combat qui bordait la falaise sous laquelle plusieurs grottes devaient servir de dépôt de vivres et d'hôpital . Tout cela était protégé sur l'arrière par la falaise de  la ceinture impénétrable du djebel des Fous . Toute les attaques frontales avaient échouées . Formidablement armés  ils étaient là , ces djounouds comme dans une ligne Maginot . C'est pourquoi Bréguet avait échafaudé ce plan .
    Breguet étudie le petit plateau et a maintenant la certitude qu'il n'y a là aucun chouf de rebelle . La recherche de faille ou de cheminée donnant dans les grottes est fructueuse . Les charges d'explosifs sont préparées au bord de chacune d'elle . A la tombée de la nuit , Breguet fait chuter quelques pierres pour voir la réaction des sentinelles rebelles . Aucune ne semble s'en inquiéter , connaissant l'inaccessibilité proverbiale du plateau rocheux au dessus de leurs caches . Qui oserais ou qui pourrait traverser le djebel des fous ?
    Bientôt quelques ombres descendent en rappel et toutes les sentinelles sont neutralisées à la dague , sans aucun bruit . Les autres membres du commando suivent et placent les F.M aux endroits indiqués par Bréguet . Au petit jour  les charges explosives sont balancées dans les failles et explosent dans les grottes . Il n'a pas oublié d'y joindre des fumigènes qui vont rendre l'atmosphère des grottes , irrespirable .
    Ceux qui essaierons de s'enfuir en tirant dans tous les sens sur  un ennemi qu'ils ne soupçonnaient pas si près , serons abattus méthodiquement
par les loups du Commando Bréguet .
    La haut le Piper qui a suivi toute l'affaire dirige les troupes amies pour ramasser le matériel , d'éventuels blessés et ceux qui se sont rendus . Bréguet est légèrement blessé ainsi que cinq de ses gars . Mais la victoire est totale .
    Le commando para de Breguet ( il avait même fait breveté ses fells retournés ) rentra la tête haute au quartier , salué par le Colonel et par  la troupe au garde-à-vous . Les français du commando refuserons en bloc les décorations car le Haut commandement les refusait aux membres indigènes . La connerie continuait . Mais le groupe, après ce geste , était encore plus soudés . Plus fort dans ses convictions .


    L'histoire du commando Breguet m'a été racontée par un vieil adjudant de la Légion Etrangère , retraité  prés de chez moi . La larme a l'oeil il m'a dit " Ces gus étaient dignes de la Légion " et notre capitaine nous a fait mettre aussi au garde-a-vous quand ils sont sortis du camp pour monter dans les camions qui les emmenaient vers un autre exploit .
 Les noms ont été changés .
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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 14:57
DJAMILA ,MA PRINCESSE AUX SEINS NUS

    D'où venais tu
    Qui étais tu

    Mes souvenirs s'embrouillent parfois en t'évoquant
    J'ai découvert avec toi le plus violent de l'amour volcan
    Mais mon rêve s'éclaire dans ce grand firmament
    Et les étoiles me rappellent quand j'étais ton amant
   
    Je n'ai pas le droit de repousser ce rêve
    Je me retrouve là-bas sur la grève
    Et tu joue en riant , corps a corpspalmiers-03.gif
    A ce jeu je ne suis pas le plus fort

    Ma bouche s'enivre des pointes de tes seins   
    Ta  bouche glisse sur moi , a dessin
    Mon amazone , ma guerrière des sables 
    Tes cuisses s'ouvrent et m'attirent sur le sable

    Tu es sans doute fille du désert
    Chez toi il n'y a rien de pervers
    tu aime et te donne sans retenue
    mais jamais tu ne sera fille perdue

    Mais cette nuit étrange va bientôt finir
    Aux  lueurs de l'aube tu va t'évanouir
    dans mon rêve l'appel du muezzin
    Inexorablement en écrit le mot fin
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 08:57
COMME UN ECLAIR DANS LA NUIT .......
   
    Encore quelques notes de  mon journal , écrit  la bas au soleil de Philippeville ..........

au-sol.jpg    Avec un copain béret vert , les fameux légionnaires parachutistes , en cet été 1956 , nous remontons les arcades en lorgnant les petites pied-noirs aux corsages bien remplie . Apres huit jours de galère nous apprécions cette foule colorée . Ces minois frais qui parfois nous sourient en faisant attention que le grand-frère ou le cousin ne les regardent pas .
    Mais je ne me fait pas d'illusion c'est le béret vert de mon copain qui attire leurs regards . C'est un parisien gouailleur qui sait très bien parler aux filles . Et puis un légionnaire ça sent bon le sable chaud . Comme ces mignonnes vont souvent par deux aussi j'ai toutes mes chances . Mais comme d'habitude il me laissera la moins bien ou la moins délurée .
    Comme je suis timide ,< quoi qu'en pensent mes amies > , je ne me plaint pas , bien au contraire . Mais lui n'a pas mes yeux bleus et parfois avec mon béret bleu , l'ensemble attire vers moi la plus jolie . Et là malgré sa taille dominante c'est le "para de poche" comme il m'appelle qui gagne la sympathie de la belle .
    Brutalement une foule complètement affolée nous bouscule , rentre dans les bars ou n'importe quel magasin , des gosses crient , des femmes arabes soulèvent leurs "voiles" pour mieux courir vers le bas des arcades , vers le port ou remontent les ruelles vers leur quartiers .
    En courant , nous remontons vers l'endroit d'où pouvait venir cette foule apeurée . Rien , les arcades sont vides . Une jeep de la légion , démarre en trombe et file vers l'hôpital , un type est plié en deux a l'arrière . Petit a petit la foule reviens , la vie reprend normalement .
    Pas complètement pour nous car des 6/6 de patrouille ramasses militaires en ville pour les consigner dans leur quartiers . A la vacation radio le lendemain j'apprend que deux   ou trois arabes ont tiré au pistolet sur un adjudant de la légion qui est mort des suites de ses blessures .
.......    < Une grenade par ci , un coup de feu par là , c'était courant mais on ne s'y habitue jamais . Le type bien net qui cheminait derrière  vous pouvait très bien sortir un revolver de sa poche . Vous tuer a bout portant . Puis disparaître dans la foule . Ces tueurs ne portaient pas d'uniforme ni de badge marqué FLN ! > ..........
    Scotché au poste radio , j'entend le départ des gars de la légion , qui fouillent les quartiers arabes , sur des renseignements . Je participe au bouclage avec un lieutenant et mon poste radio ...... assis dans un des command-car . Apres 4 heures de recherches , l'opération est démontée .
    En repassant a l'Etat Major , je vois un arabe , emmené par des légionnaires , qui semble s'être cogné contre un montant de porte.....peut-être un poing , c'est si vite arrivé , un simple mouvement brusque ! Un copain du REP qui passe a coté de moi me dit " On les aura cette nuit ! " .
    L'alerte n'est pas levé et du haut de la terrasse du fortin turque ou j'ai installé le poste radio , nous attendons les messages éventuels mais sur le canal classique de l'E.M , j'entend des fells qui nous promettent de nous les couper . Nous reprenons le canal indiqué par la légion , c'est  le silence . je connais ces "gaziers" et je me dit que c'est le silence qui précède la tempête .
     A ce moment il y a comme un éclair dans la nuit , suivit d'une très forte explosion . A mon avis ils viennent de venger leur copain . Au matin j'en aurais la confirmation . La cache a sauté . Pas de prisonnier !

    < et cette sale guerre continua ......d'après mes carnets cela aurait eu lieu vers la mi-Mai 1956 >
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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 11:03
LA MAISON DE MA PRINCESSE AUX SEINS NUS (mes nuits algériennes)
-suite - LE SOUS-SOL .
 
antiquite-25.gif 
    C'est Kahina qui va me faire découvrir les sous-sol de ce "palais" . Pour la circonstance elle a ceint autour de ses reins une sorte de pagne cousu de fils d'or qui s'ouvre sur une cuisse nue a chaque mouvement , ce qui la rend très désirable . Mais on ne touche que des yeux .
    Passé une porte défendue par une lourde serrure nous pénétrons dans un salle voûtée , richement décorée par des peintures semblables a celles des mosquées, pour ce que j'en connais . Deux couloirs partent de cette pièce en suivant la périphérie de la maison . Mais ma surprise est a son comble quand je m'aperçois que les murs et les voûtes sont en béton . Système électrique moderne . Une pompe ultra-moderne plonge dans un puit en maçonneries anciennes . Kahina me précise que ces maçonneries datent de l'invasion turque .
    Le mélange du béton et de l'ancien est sidérant . Sur un mur repris en béton on lit 1920 . Donc Kahina n'était pas née et elle ignore l'origine de ces travaux invraisemblables qui ont fait de ce sous-sol un véritable blockhaus .
Une porte m'intrigue , métallique , lourde , indégondable , défendue par des serrures très particulières . Local interdit me dit Kahina ! Même nous , ses deux soeurs ne pouvant y accéder , Shérif ne veut pas .
    Une grande salle sert de sauna mais ultra moderne , on se croirait en Suède ou en Norvège , mais pas dans des bains maures . Je fini par comprendre a quoi servent ces fameux conduits noyés dans un bloc de maçonnerie sur la terrasse . Il sont l'aération et la respiration ,de ce sous-sol
étrange . Sur les murs , peintures modernes mais copies des mosaïques anciennes , Pompéiennes , très érotiques . En rient Kahina me dit , je suis toujours vierge mais je sais comment je la perdrai ........ma fleur .
    Les autres pièces sont modernes et pourraient servir a supporter un siège mais c'est surtout ces installations électriques qui surprennent .
    A voir Kahina évoluer devant moi , ses déhanchements , ses seins si fermes et fiers , j'ai comme un malaise , comme une envie dans les reins . J'arrive a lui cacher mon trouble et je suis heureux de retrouver le patio et la lumière du jour .
   
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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 09:41
LA MAISON DE MA PRINCESSE AUX SEINS NUS (suite de mes nuits algeriennes)
minaret.jpg  photo de la mosquée
    Je me suis posé beaucoup de question sur cette maison qui ressemblait plus a un fortin qu'a une maison arabe . La première fois que je m'y suis rendu , j'en ai fait pratiquement le tour avant de trouver la porte . Porte petite , épaisse sans fioritures . Seul une sorte de judas attire l'attention de l'oeil désorienté par de l'absence de tout système apparent d'ouverture . Dans l'épaisseur du mur une sorte de tige métallique terminée par un anneau  de cuivre . On comprend vite qu'il faut tirer dessus . Aucun bruit ne répond a votre geste sauf que le judas s'ouvre pour vous demander votre qualité et votre désir .
    Toujours sans  le moindre bruit décelable la 
porte s'ouvre et là ......c'est l'enchantement , un couloir sombre éclairé par des lumignons a l'huile , s'ouvre sur la lumière d'un patio superbe . Jardin d'Eden , par la présence habituelle de Kahina , généralement nue et de Djamila pas beaucoup plus habillée .La tenue en voile transparent de Djamila était sans doute plus excitante que la la nudité de sa soeur.
    Il n'y a aucun autre accès que cette porte de couvent comme l'appelle Shérif, sauf que les deux soeurs n'aient rien de couventines . Des citronniers, des palmiers nains et des fleurs inconnues pour moi entourent le bassin central . Une sorte de gazouillis sort de la fontaine qui l'alimente par des petits jets . Des salles ouvertes donnent sur ce patios , d'autres sont fermées par des portières , peu de portes réelles . Dans un angle un escalier monte vers la terrasse .
    Les peintures murales sont superbes . Dans un autre angle , une vitrine éclairée intérieurement , des croix de guerre et des commémoratives . Et chose encore plus étrange, dans une maison arabe , des photos d'hommes en grande tenue d'officiers de l'armée française . Devant mon étonnement , Djamila me précise "Nous ne sommes pas arabes , nous descendons d'une grande tribu du sud , ces portraits sont ceux de grand-père et grands oncles , morts au Chemin des Dames et a Verdun en 14/18 " Tu vois par leur sang versé je suis presque Française " et elle ajoute " Les arabes sont des envahisseurs , chez nous les femmes ne sont pas voilées et ne sont pas les esclaves des hommes ......comme les Françaises ajoute-t-elle. En   regardant en riant ses petits seins qui pointent sous sa tunique j'ajoute " très dévoilée même " Et bien je ne l'ai pas vu venir cette claque magistrale......et je continue a rire mais  m'éloigne d'un bond pour en éviter une deuxième .
    Ce fut notre premier contact charnel , sa main sur ma joue .
    Si vous ne vous souvenez plus de ces protagonistes vous pouvez vous reporter a la page 22 de mon blog .
    -<  Aujourd'hui , grâce a des carnets retrouvés , je peux enfin insister sur  les particularités de cette grande maison . Elle n'existe peut-être plus , la Révolution a bouleversé bien des quartiers de la ville .A noter que des officiers étrangers ont servis dans l'armée française après avoir été admis a Saint Cyr . Mais je n'en sais pas plus >-
  
  Les hauts murs extérieurs cachent totalement la vie intérieure de cette maison . Même sur la terrasse , on ne vois rien de la ville sauf a monter sur une sorte de chemin de ronde . En retour la ville ne voit rien , sauf le muezzin , ce grand braillard qui appelle les fidèles a la prière . Mais chez Shérif on n'est pas croyant .
    Les deux soeurs , qui ne craignent pas ce serviteur de Dieu , montent souvent sur cette terrasse toujours aussi nues que le jour de leur naissance .
Je n'ai jamais compris ou leur vieille servante cuisait les plats succulents , qu'elle nous servait . Du patio on ne sentait aucun relent de cuisson . Mais je n'ai jamais osé faire une visite détaillée .
    Demain nous irons au sous-sol , un vrai labyrinthe , et vous ne serez pas déçu !

A suivre

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Présentation

  • : le blog de Jean Le Francilien
  • : journal d'un vieux raleur mais bon coeur , a fait son service militaire en Algérie 1954, 55,56 , ancien para pour le sport et pas pour la guerre , viscéralement a gauche pour la justice et la liberté .
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  • jean le francilien
  • suis raleur , critique, mais bon coeur . J'admets tres bien l'humour mªme sur mon physique de vieux pépé. J'aime la jeunesse qui en général me le rend bien . J'aime la vie avec passion !
  • suis raleur , critique, mais bon coeur . J'admets tres bien l'humour mªme sur mon physique de vieux pépé. J'aime la jeunesse qui en général me le rend bien . J'aime la vie avec passion !

Texte Libre

IL ÉTAIT MON AMI , MON CONFIDENT ......

..... NOUS NE T'OUBLIONS PAS MON TIGROO ......LA DOUCEUR MÊME ......CELUI QUI T'A TUÉ EST UN MONSTRE , IL PAIERA SA MÉCHANCETÉ .....

LE JARDIN DE MA FEMME 0222

Il était très beau ......RSCN0209                                              avec son frère ,ils ne se quittaient pas ....

LES-CHATONS 0627

Là,après le premier plomb,devenu borgne.....le deuxième dans l'oeil droit ,un an après , l'a tué !

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